premier dialogue sur la mobilisation des ressources à l'échelle pour soutenir l'adaptation et la résilience de l'agriculture en Afrique.

Contexte général

L'année 2020 marquera le début du premier cycle des contributions déterminées au niveau national (CDN). La période de mise en œuvre du NDC s'étend sur cinq (5) ou dix (10) ans selon l'horizon temporel défini par les pays dans leur soumission. Les actions et mesures identifiées dans le CDN devraient commencer à produire des résultats afin de garantir que les pays atteignent les objectifs et ambitions fixés dans leur CDN d'ici la fin de la période de mise en œuvre.

Faisant preuve de leadership et d'ambition en matière d'actions climatiques, les 54 pays ont tous signé l'Accord de Paris et soumis des contributions ambitieuses, conditionnelles et inconditionnelles, déterminées au niveau national (INDCs). Plus de cinquante (50) d'entre eux ont ratifié des CDN ambitieux, avec des besoins d'investissement de l'ordre de 2,5 billions de dollars US, il est crucial que les pays africains soient pleinement engagés dans la mise en œuvre de leurs CDN et obtiennent un soutien significatif et adéquat avec les moyens de mise en œuvre. Le coût total de l'adaptation estimé pour l'ensemble des pays africains est de 7,4 milliards de dollars par an, ce qui correspond à la fourchette de 7 à 15 milliards de dollars par an estimée dans le rapport du PNUE sur les écarts d'adaptation.

Depuis les soumissions de leur CDN en 2014, les pays africains ont pris plusieurs mesures pour faire avancer la mise en œuvre de leur CDN communiqué en : 1) entreprendre des consultations sur la mise en œuvre des CDN ; 2) affiner ou mettre à jour l'analyse qui sous-tend les CDN ; 3) élaborer des plans de mise en œuvre ou d'investissement des CDN qui donnent la priorité à des actions sectorielles ou intersectorielles spécifiques ; 4) harmoniser leurs actions des CDN avec les priorités politiques nationales ; 5) concevoir des mécanismes institutionnels et de coordination pour soutenir l'application des CND ; 6) améliorer le cadre réglementaire et institutionnel ; 7) identifier et classer les politiques et mesures en fonction de leur priorité ; 8) évaluer la manière dont il faut attirer et réorienter les investissements vers des actions climatiques, concevoir des systèmes de contrôle pour évaluer le progrès vers des objectifs des CND etc.

Ces étapes sont importantes. Ce sont des conditions préalables et des catalyseurs nécessaires à la mise en œuvre d'actions efficaces qui doivent être mises en œuvre pour atteindre les objectifs associés au NDC. Cependant, il est nécessaire de mieux comprendre ce qui a été réellement fourni pour une mise en œuvre efficace du CND des pays africains. On attend beaucoup de tous les pays qu'ils atteignent le niveau d'ambition associé à l'Accord de Paris. Tout en progressant vers la mise en œuvre de leur premier CDN, les pays doivent également soumettre en 2020 le CDN du deuxième cycle, ainsi que leurs stratégies à long terme de réduction des émissions conformément à l'article 4:19 de l'Accord de Paris et à la Décision 1/CP.21 par. 35.

Les effets néfastes actuels et prévus du changement climatique constituent un véritable défi pour l'Afrique, ces effets néfastes se sont avérés préjudiciables pour l'économie du continent, ses populations et ses ressources. Plusieurs dirigeants ont exprimé la nécessité de faire de l'action en faveur du climat une priorité absolue dans le programme de développement de tous les États africains, mais les défis à relever pour répondre à ces impératifs multidimensionnels et conflictuels demeurent importants.

Pour l'Afrique, l'agriculture est le secteur le plus vulnérable au changement climatique. Déjà, la région souffre de risques récurrents pour la production alimentaire, et sans mesures d'adaptation adéquates, ces risques pourraient s'intensifier dans un climat changeant ; pour des scénarios approchant 4°C de réchauffement, le risque pour la sécurité alimentaire en Afrique serait extrêmement grave, avec un potentiel limité de réduction des risques par l'adaptation. Comme on pouvait s'y attendre, l'agriculture, mentionnée par 45% des CDN, est apparue comme la priorité absolue de l'adaptation en Afrique. Le premier Dialogue sur la mise en œuvre des CDN africains sera l'occasion de faire le point sur la mise en œuvre effective des CDN dans les pays africains. Et de comprendre où en sont les pays dans leur cheminement vers la réalisation des objectifs et des ambitions associés à leurs CDN. L'accent mis sur le secteur agricole aidera les pays à élaborer une stratégie pour faire progresser la mise en œuvre des priorités identifiées dans ce secteur.

Les objectifs

  • Faire le point sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des CDN des pays africains, en mettant l'accent sur les objectifs liés au secteur agricole.
  • Partager les expériences sur les initiatives et les actions de l'AAA, de l'AAI et des États membres pour faire avancer le programme national sur une agriculture à faibles émissions, résistante au climat et durable.
  • Étudier les moyens de maximiser les possibilités de financement existantes, y compris le Fonds vert pour le climat, afin de mobiliser des ressources à grande échelle pour une agriculture durable dans le contexte du changement climatique en Afrique.
  • Identifier le besoin d'appui à des approches efficaces et stratégiques pour relever les défis de l'adaptation de l'agriculture en Afrique.
  • Promouvoir l'échange d'expériences et d'expertise et établir un cadre de collaboration entre les Etats membres pour le partage d'informations et d'expériences sur la mise en œuvre des CDN à l'appui de l'adaptation du secteur agricole.

Résultats escomptés

A la fin du dialogue, on s'attend à ce que les participants aient appris de AAA, AAI, des experts et d'autres pays, aient développé des orientations stratégiques pour soutenir les progrès de la mise en œuvre de leur CDN, acquis une meilleure compréhension des expériences des autres pays africains et développé une stratégie africaine commune pour soutenir l'Afrique dans la réalisation des objectifs pour le secteur agricole.

Modalités: Le dialogue est organisé sur 2 jours.

Audience :
- 2 représentants par pays ;
- 1 représentant de l'autorité nationale désignée du GCF
- 1 représentant du ministère chargé de l'Agriculture, des experts et partenaires de l'AAI et de l'AAA.

- Télécharger l'ordre du jour provisoire (PDF)